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Nomenclature Dintilhac

Préjudice d'affection

Indemnisation de la souffrance morale des proches face au deces ou au handicap grave de la victime directe.

Qu'est-ce que le préjudice d'affection ?

Le préjudice d'affection est un poste de préjudice extrapatrimonial reserve aux victimes indirectes dans la nomenclature Dintilhac. Il indemnisé la souffrance morale et le bouleversement emotionnel eprouves par les proches de la victime directe a la suite de son deces ou de son handicap grave.

Ce préjudice est reconnu de longue date par la jurisprudence francaise. Il constitue le droit pour les proches d'obtenir réparation de leur propre préjudice moral, distinct de celui de la victime directe. La nomenclature Dintilhac l'a consacré comme un poste autonome, applicable tant en cas de deces que de survie avec un handicap lourd (tétraplégie, traumatisme crânien grave, état vegetatif).

Barème indicatif par lien de parente — Deces

En cas de deces de la victime directe, les tribunaux appliquent un barème indicatif qui varie selon la proximite du lien de parente. Les montants ci-dessous sont issus du référentiel indicatif Mornet et de la jurisprudence récente :

Lien de parente Montants indicatifs (2026)
Conjoint / partenaire de PACS / concubin 25 000 a 40 000 EUR
Enfant (victime = parent) 20 000 a 35 000 EUR
Parent (victime = enfant mineur) 25 000 a 40 000 EUR
Parent (victime = enfant majeur) 20 000 a 30 000 EUR
Frere / soeur 10 000 a 18 000 EUR
Grand-parent 8 000 a 15 000 EUR
Petit-enfant 8 000 a 15 000 EUR
Oncle / tante, neveu / niece 3 000 a 8 000 EUR

Ces montants sont indicatifs et peuvent varier a la hausse en fonction des circonstances (enfant unique, cohabitation, dependance affective particuliere, traumatisme aggravé par les circonstances du deces).

Préjudice d'affection en cas de handicap grave

Lorsque la victime directe survit avec un handicap grave, les proches subissent également un préjudice d'affection. Ce préjudice est distinct de celui lie au deces : il tient compte de la modification radicale de la relation affective, de la souffrance de voir un être cher diminue, et du bouleversement des projets de vie communs.

Les montants sont généralement legerement inferieurs a ceux accordes en cas de deces, mais restent significatifs :

Lien de parente Montants indicatifs (handicap grave)
Conjoint / concubin 15 000 a 30 000 EUR
Enfant 12 000 a 25 000 EUR
Parent 15 000 a 30 000 EUR
Frere / soeur 6 000 a 12 000 EUR
Grand-parent 5 000 a 10 000 EUR

Les victimes indirectes : qui peut demander ?

Peuvent demander l'indemnisation du préjudice d'affection toutes les personnes justifiant d'un lien affectif réel et etroit avec la victime directe :

  • Proches parents : conjoint, enfants, parents, freres et soeurs. Le préjudice est presume et n'a pas a être spécifiquement prouve.
  • Famille elargie : grands-parents, petits-enfants, oncles, tantes, neveux, nieces. Le lien doit être effectif et regulier.
  • Personnes sans lien de parente : concubin, partenaire de PACS, beau-parent, ami tres proche. Il faut alors démontrer la realite et l'intensite du lien par des témoignages, des preuves de vie commune ou de relations regulieres.

Les elements de preuve

Pour les proches parents, le préjudice d'affection est presume : le simple lien de parente suffit a établir le droit a indemnisation. Pour les autres demandeurs, il convient de réunir :

  • Attestations sur l'honneur de proches temoignant de l'intensite du lien
  • Certificat de vie commune ou preuves de cohabitation (baux, factures)
  • Photographies et videos illustrant la relation
  • Correspondances : messages, lettres, échanges reguliers
  • Certificats médicaux : attestations de suivi psychologique ou psychiatrique consécutif au choc

Cumul avec les autres postes des victimes indirectes

Le préjudice d'affection est cumulable avec les autres postes reserves aux victimes indirectes dans la nomenclature Dintilhac :

  • Préjudice d'accompagnement : bouleversement de la vie quotidienne des proches qui assistent la victime (soins, accompagnement, perte de qualité de vie)
  • Frais d'obseques : en cas de deces, remboursement des frais funeraires
  • Perte de revenus des proches : préjudice economique du conjoint et des enfants qui perdent le soutien financier de la victime

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Questions fréquentes — Préjudice d'affection

Qui peut demander l'indemnisation du préjudice d'affection ?

Le préjudice d'affection peut être demande par les proches de la victime directe : conjoint, partenaire de PACS, concubin, enfants, parents, freres et soeurs, grands-parents, petits-enfants. Toute personne justifiant d'un lien affectif etroit et réel avec la victime peut en principe solliciter cette indemnisation, même en l'absence de lien de parente (ami proche, beau-parent), à condition de prouver la realite et l'intensite du lien.

Les montants varient-ils selon la gravité des blessures ?

Oui. Le préjudice d'affection est évalué differemment selon que la victime directe est decedee ou qu'elle a survecu avec un handicap grave. En cas de deces, les montants sont généralement plus eleves. En cas de handicap lourd (tétraplégie, coma, état vegetatif), le préjudice d'affection des proches est également reconnu, car la modification radicale de la relation affective genere une souffrance comparable. Les proches bénéficient alors aussi du préjudice d'accompagnement.

Faut-il prouver le préjudice d'affection ?

Pour les proches parents (conjoint, enfants, parents), le préjudice d'affection est presume : il n'est pas nécessaire de le prouver spécifiquement, il decoule du lien de parente. Pour les autres personnes (concubin, ami, beau-parent), il faut démontrer la realite et l'intensite du lien affectif par des témoignages, des photographies, des preuves de vie commune ou de relations regulieres. Me Sharon Gonzalez vous accompagné dans la constitution de ce dossier.

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